C'est à Dieu d'en juger

Publié le par Pierre-Yves

C'est à Dieu d'en juger

Parfois, à trop vouloir se comparer aux autres, il y a certains chrétiens qui se sentent si insignifiants et qui sont découragés.

Ils estiment que leur contribution est trop peu importante pour signifier grand-chose pour le Seigneur. Ils sont persuadés que les autres passent plus de temps dans la prières, qu’ils sont plus consacrés, qu’ils ont un meilleur rendement, et qu’ils aiment davantage le Seigneur. Ces chrétiens nourrissent un sentiment d’infériorité, et méprisent par la même occasion la valeur de la grâce de Dieu dans leur vie, et l’importance du talent qui leur a été confié.

En effet, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. 1 Corinthiens 12 verset 7

D’après ce texte nous pouvons comprendre que personne n’a été oublié lors de la distribution des dons et talents. De plus ce n’est pas à un homme que cette mission a été confiée, mais c’est le Saint Esprit lui-même qui a été chargé d’en faire la distribution et il n’a fait preuve d’aucun favoritisme, nous avons tous notre utilité.

Ne prenons pas le risque d’être dépossédé de ce que nous avons reçu en refusant de le faire fructifier. Rappelez vous de la parabole des talents (Matthieu 25 versets 14 à 30), celui qui avait caché son talent, manifestait ainsi du mépris vis-à-vis du maître, et il a été jeté pieds et poings liés dans les ténèbres du dehors.

Quoi que nous ayons reçu, hâtons nous de le mettre au service de la communauté, car c’est à mesure que nous donnons, que nous allons également recevoir.

Jésus a dit de Jean Baptiste qu’il était le plus grand des prophètes, et pourtant en comparaison des prophètes qui étaient avant lui, Jean Baptiste n’a fait aucun miracle, et son ministère fut de courte durée. Ce n’est pas à la quantité que Dieu juge, mais à la qualité. Il ne faut pas se faire une opinion d’une œuvre à l’éclat, et au spectaculaire, mais ce sont les motivations et la pureté du cœur qui importent

Ne nous arrêtons pas aux apparences et à ce qui frappe les yeux chez les autres pour sous estimer nos capacités devant Dieu.

C’est au Seigneur de juger la qualité de notre travail. L’important dans une vie, ce n’est pas d’avoir beaucoup de feuilles pour attirer au loin le regard, mais c’est avant tout de porter du fruit. À l’opposé des œuvres de la chair qui sont visibles et manifestes, le fruit de l’Esprit est premièrement une œuvre intérieure que l’œil ne voit pas.

Publié dans Katchil 1

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