Comment ça va ?

Publié le par Pierre-Yves

Comment ça va ?

Autrefois, les gens prenaient le temps de se saluer chaleureusement, ils s’attardaient et faisaient un brin de conversation. Je me souviens, il n’y a pas si longtemps de cela, on prenait les nouvelles les uns des autres, et les rencontres s’éternisaient souvent, au-delà de simples banalités. C’était un mode de vie que les parents inculquaient assez tôt à leurs enfants.

Aujourd’hui, les choses ont bien changées. Il est toujours d’usage de se saluer, mais vous en conviendrez nos grands parents n’ont rien à envier à la génération de maintenant. Il y a c’est vrai, de multiples nouvelles manières de se saluer. Un « bonjour » passe partout qui peut être formel, ou un « salut » généralement adressé aux jeunes par les jeunes, avec bien entendu les gestes qui les accompagnent, l’indémodable poignée de main, la bise, et tous les rituels inventés par la nouvelle génration.

Pourtant, une formule sort du lot et est employé par 99% des gens, le fameux « comment ça va ? » avec toutes les variantes que vous lui connaissez.

Demander à quelqu’un comment il se porte est à priori une marque de bienveillance, mais il est rare qu’on s’autorise à vider son sac lorsqu’une personne nous demande comment ça va.

Honnêtement, quoi répondre quand vous n’avez pas le moral et que les choses ne vont pas comme vous le souhaiter. Comment répondre sincèrement à une question posée entre deux portes, au hasard d’une rencontre, ou au détour d’une ruelle ?

Généralement, on ne veut pas se montrer plaintif, mettre l’autre mal à l’aise, alors on répond que ça va.

Bien souvent, dans cette façon de se saluer il n’y a aucune intention de vous écouter, et aucune attention non plus à ce que vous répondez.

C’est juste une manière poli de dire bonjour.

Le seul choix de réponse que vous avez est évidemment que ça va. Le jour où vous avez la désobligeance de répondre par la négative, il s’installe tout de suite un silence embarrassé. Votre interlocuteur est pris de court, et on sent tout de suite la gêne, l’écoute forcée ou la coupure maladroite.

Parler est un besoin, écouter est un art.

Mais à qui s’adresser quand la coupe déborde, et qu’on est au bord du désespoir ? A qui se confier quand on est pris à la gorge par ses propres angoisses ?

Se tourner vers les professionnels de l’écoute, et se lancer dans une thérapie couteuse.

Dieu met à disposition de tous ceux qui le voudraient un centre d’écoute qui fonctionne 24 heures sur 24, et dont la ligne n’est jamais encombrée.

Quelle que soit votre détresse, vous pourrez y être entendu. Faites le psaume 50 verset 15. Un numéro facile à retenir.

Invoque-moi au jour de la détresse et je te répondrai.

Plusieurs psalmistes avant nous ont essayés cette médication par la prière, et les résultats témoignent de la fidélité de Dieu.

Du sein de la détresse j’ai invoqué l’Éternel : l’Éternel m’a exaucé, m’a mis au large. Psaume 118 v. 5

Le jour où je t’ai invoqué, tu m’as exaucé. Tu m’as rassuré, tu as fortifié mon âme. Psaume 138 v. 3

Je t'invoque, car tu m'exauces, ô Dieu ! Incline vers moi ton oreille, écoute ma parole. Psaume 17 v. 6

Faites connaitre à Dieu vos besoins par la prière et avec des actions de grâces. Et Dieu vous promet en retour sa paix, celle qui surpasse toute intelligence et qui gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ

Publié dans Edification

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