La culpabilité

Publié le par Pierre-Yves

La culpabilité

Il y a des erreurs que vous avez commises depuis bien longtemps, mais qui ont laissé dans votre vie comme des traces indélébiles. Ces fautes du passé sont maintenant des mauvais souvenirs qui vous hantent en troublant votre tranquillité.
Il y a des choses que vous n’arrivez pas à oublier malgré tous vos efforts, vous sentez comme un poids qui vous alourdi et gêne considérablement votre marche avec le Seigneur.
La culpabilité ronge de l’intérieur, et c’est un instrument puissant entre les mains de l’ennemi qui l’utilise sans aucune modération pour tourmenter les enfants de Dieu et leur enlever la paix.

La culpabilité c’est une véritable maladie qui peut se présenter sous deux formes bien distinctes, mais dans les deux cas, si on ne la traite pas elle peut avoir des conséquences désastreuses dans une vie.

Premièrement, la culpabilité peut être le résultat d’une faute, qu’on en est conscience ou pas. C’est cet aspect de la culpabilité que je vous propose d’aborder pour aujourd’hui.

Le péché est la cause première de culpabilité. Quand on a commis une faute, notre conscience en est troublée et elle montre sa désapprobation en laissant en nous un sentiment de mal être. Même lorsqu’on n’a pas conscience d’avoir mal agit, nous sommes martelé par notre conscience qui demande réparation.

La loi de Dieu est inscrite dans notre cœur, et nous n’avons pas forcément besoin que quelqu’un nous dise qu’on a commis un péché, on a instinctivement conscience de son péché.même si on essaie de se trouver des excuses ou des circonstances atténuantes, on sait au fond de soi qu’on a péché, car la loi de notre cœur nous le rappelle. Le sentiment de culpabilité, qui nous ronge et nous met mal à l’aise, c’est la preuve que notre conscience remplit sa fonction. Il est donc tout à fait normal de se sentir coupable après avoir commis une faute. Seulement Dieu a prévu un moyen de faire taire la conscience, et de nous donner la paix, c’est le pardon, celui qui a péché a besoin d’être pardonné, c’est le seul moyen de se sentir mieux et d’apaiser sa conscience. Certains essaient d’étouffer la voix de leur conscience par toutes sortes de procédés, mais la seule solution que Dieu a prévu c’est la confession en vue d’obtenir le pardon.

Tant que je me suis tu, mes os se consumait, je gémissais toute la journée.

Tant qu’on garde le silence sur son péché, tant qu’on fait la sourde oreille, et qu’on essaie d’oublier, le poids de la culpabilité nous alourdie et nous accable davantage.
Le roi David avait penser dissimuler son péché d’adultère par toutes sortes de magouilles, mais il a fini par tomber sur les genoux en déclarant : Mon péché est constamment devant moi.

On peut essayer de se racheter d’une faute de diverses manières, et peut être que cela soulage, mais seul le pardon de Dieu apporte la guérison.
Vous souffrez d’un mal être, vous n’arrivez pas à déterminer la cause de votre souffrance. Peut être que les médecins ne parviennent pas eux non plus à trouver l’origine de ce mal qui vous ronge à l’intérieur.
Etes-vous passé au pied de la croix ?
Y avez-vous déposé tous vos fardeaux ?

Le psalmiste est formel, on est heureux quand son péché est pardonné, on n’a plus de dette envers la loi de notre cœur qui est satisfaite. Mais bien plus, le diable n’a aucune raison de nous accuser, puisque le sang de Christ nous purifie de tout péché.

Cependant, comme nous l’avons vu en introduction, il arrive qu’après avoir confessé son péché, pour une raison inexpliquée, on culpabilise malgré tout.
Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste par nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

Du côté de Dieu, il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’il honore sa parole. Si nous avons confessé nos péchés, nous sommes assurés du pardon de Dieu sur la base du sang de Jésus.
Parfois, nous avons du mal à nous pardonner nos erreurs, nous sentant indigne de la grâce de Dieu. Laissez-moi vous dire que vous n’allez jamais pouvoir mériter le pardon de Dieu, alors il est tout à fait inutile d’essayer de gagner la sympathie de Dieu. Si le créateur est disposé à nous pardonner, c’est par égard pour son fils Jésus-Christ, à cause de son sacrifice. Cela signifie que nous devons faire confiance à Jésus pour l’efficacité de son sang et ne point essayer de mériter le pardon de Dieu par nos jeûnes et prières, par nos contritions. C’est une grâce que nous devons accepter par la foi.

Dieu est plus grand que notre cœur, s’il accepte de nous pardonner, pourquoi ne ferions-nous pas autant. Quelque soit le péché dont nous avons pu nous rendre coupable, Dieu saura l’utiliser pour la gloire de son nom, il n’est jamais pris de court, alors tranquillisez-vous, car toutes choses concourre au bien de ceux qui aiment Dieu et qui sont appelés selon son dessein.

Vous le savez certainement, le diable ne lâche pas facilement le morceau, il est tenace. Malgré le pardon de Dieu, et l’apaisement de notre conscience, il nous rappelle nos fautes, et nous tourmente inlassablement nous persuadant que nous sommes sous la condamnation.

Nous devons faire nôtre cette parole de l’écriture : Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Vous devez vous saisir de la parole de Dieu comme d’une épée et la brandir devant l’adversaire jusqu’à ce qu’il fuit loin de vous. Rappelez-lui que Jésus l’a dépouillé, et l’a livré publiquement en spectacle en triomphant de lui par la croix.

Et si malgré tout la culpabilité demeurait pour cette même faute que vous avez déjà confessée plus d’une fois, il se pourrait que vous ayez besoin de vous confesser à une personne qui puisse vous renvoyer libre. Seulement je vous en supplie ne vous abandonner pas au premier venu, demander à Dieu de vous diriger vers celui qui a reçu le ministère de la compassion.

Que le Seigneur vous bénisse richement.

Publié dans Edification

Commenter cet article