La mort spirituelle

Publié le par Pierre-Yves

La mort spirituelle

Dieu avait formellement interdit à Adam et Eve de manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal sous peine de mort (Genèse 2 verset 7). Cependant, la proposition du serpent était tellement alléchante que nos premiers parents n’ont pas pu y résister.

« Dieu sait, leur dit il que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le ma »l. (Genèse 3 verset 5).

Elle prit de son fruit et en mangea, elle en donna aussi à son mari qui était à côté d’elle et il en manga.

Dès lors, la mort est entré dans le monde, et s’est répandue sur toute la race humaine.

Même si la mort physique n’a pas été immédiate, puisque Adam a vécu plus de neuf cent ans après cet évènement ; cependant, sous une forme différente, la mort les a frappé de plein fouet au moment de leur désobéissance.

La mort peut être physique, c’est l’état définitif du cœur qui cesse de battre, l’arrêt irréversible des fonctions vitales de l’homme. Mais elle peut être aussi spirituelle, et c’est de cette mort que j’aimerais vous entretenir.

La mort spirituelle c’est l’état de l’homme naturel, séparé de Dieu par sa désobéissance. C’est une conséquence du péché, une cessation de vie entre l’homme et Dieu. C’est la raison pour laquelle Adam et Eve vont fuir la présence du créateur après leur désobéissance, le péché en effet, nous éloigne de Dieu. Il occasionne une perturbation dans notre relation avec Dieu.

Selon l’apôtre Paul, dans son épître aux Romains chapitre 8 au verset 6, la mort consiste surtout dans le fait de vivre pour la chair.

La chair, c’est notre nature humaine, elle a de gros appétits, et lorsque l’on cède à ses caprices, cela nous entraîne vers une déchéance morale mais surtout spirituelle.

Dans l’épître de Paul aux Galates, il nous donne un échantillon des aliments dont raffole la chair. (Galates 5 versets 19…)

On ne peut servir deux maîtres à la fois, car ou on haïra l’un, et aimera l’autre, ou on s’attachera à l’un et méprisera l’autre.

Nourrir la chair de tous les vices, et autres plaisirs qu’elle réclame, c’est un mépris à l’égard de Dieu. La chair a simplement des désirs contraires à ceux de l’esprit.

L’homme prend du bon temps, il n’y voit rien de mal à vouloir profiter de la vie. La mort ne semble pas avoir d’incidence sur lui, les mises en garde du Seigneur ne le concernent pas. Tant qu’il respire, tant qu’il a le souffle de vie, il ne réalise pas que la mort spirituelle a déjà commencé son œuvre de destruction dans sa vie.

Tout comme les gens de l’église de Sardes, la mort peut s’étendre sur le chrétien sans qu’il s’en aperçoive. L’église de Sardes passait pour une église vivante, mais la réalité était tout autre. Avoir des activités dans l’église, multiplier les bonnes actions, et garder une attitude pieuse n’y changent rien, on ne peut tromper le Seigneur. Même si ceux qui nous regardent sont trompés par une vie active et bien remplie, Dieu ne se laisse pas avoir.

La mort spirituelle c’est une rupture de communion avec Dieu, même si nous gardons les signes extérieurs d’une vie chrétienne, sans intimité avec Dieu, c’est la mort.

Outre la séparation d’avec Dieu, la mort spirituelle a d’autres conséquences, dont la fermeture de tout accès à la gloire de Dieu. (Romains 3 verset 23)

La mort spirituelle nous éloigne de Dieu de façon définitive, aussi bien maintenant dans cette vie, mais pour l’éternité.

Être privé de la gloire de Dieu, de sa présence et de ses bienfaits, ce sont les conséquences de la mort spirituelle.

Avons-nous conscience de ce que nous perdons pour bénéficier d’un court instant de plaisir sur cette terre. Le prix à payer pour notre péché est considérable.

Cependant, Dieu n’a pas voulu que nous demeurions dans la mort éternellement, il a prévu un moyen pour que nous reprenions vie en Jésus-Christ.

Le péché étant la cause de cette séparation d’avec le créateur, Dieu nous propose d’en être lavé et pardonné. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner. Puissions-nous saisir cette main tendue du Seigneur pour échapper aux conséquences irréversibles de la mort spirituelle dans notre vie.

Publié dans Le péché

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