Le pharisien

Publié le par Pierre-Yves

Le pharisien

Luc 18 verset 10 à 13
Deux hommes montent au temple pour prier. Le premier c’est un pharisien, un homme religieux, imbu de sa personne, il se félicite de ne pas être comme le reste des hommes. Ceux-ci sont ravisseurs, se rendent coupables d’injustices, et de surcroît sont adultères. Les péchés de ces petites gens sont manifestent, tandis que lui se distingue pas ses actes de piété. Il n’est surtout pas comme ce publicain, ce collaborateur de l’occupant romain qui s’enrichit sur le dos des contribuables. Il jeûne lui deux fois par semaine, et conformément à la loi juive, il donne la dîme de tous ses revenus.
Quant au second c’est un publicain, mais je vous propose de vous arrêter à ce pharisien.

En précisant que cet homme était pharisien, Jésus montre clairement quelle catégorie de personne est visée. Ceux qui se croient à l’abri de toute faute parce qu’ils ont des responsabilités dans l’église, ou bien parce qu’ils mènent une vie qui semble exemplaire.

Il est étonnant de constater que cet homme dans sa prière ne s’adressait pas à Dieu, mais à lui-même. Au lieu de rechercher la vérité de Dieu le concernant, il se contentait de se comparer aux autres, et s’enorgueillit d’être meilleur.

En quoi pouvons-nous lui ressembler ?
Peut-être que nous n’avons jamais tenus de tels propos dans nos prières, mais il nous arrive d’avoir une attitude semblable à la sienne dans d’autres circonstances.

L’objectif de Jésus n’est pas de pointer du doigt notre façon de prier, mais à travers cette parabole, il veut mettre en évidence le mépris que nous pouvons montrer à l’égard des autres, nous persuadant que nous sommes meilleurs qu’eux.
Le pharisien des temps modernes se cramponne à sa religion, à sa dénomination, et il juge les autres indignes.
Il s’acquitte de son devoir religieux avec zèle, assiduité aux réunions, lecture quotidienne de la bible et la prière trois fois le jour. Il est passé maître dans l’art et la manière de juger, critiquer ou rabaisser ceux qui ne correspondent pas à ses critères de sainteté.
Les actes religieux qu’il accompli ne sont que pures formalités, mais il ne sert pas Dieu de tout son cœur.

Ailleurs dans les écritures, le Seigneur Jésus ne cache pas son sentiment vis-à-vis des pharisiens, à plusieurs reprises il met en évidence leur hypocrisie, et leur mépris pour le faible.

Matthieu 23 : 27
"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, et qui, au-dedans, sont pleins d'ossements de morts et de toutes espèces d'impuretés. Vous de même, au-dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au-dedans, vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquité."

Dieu ne se laisse pas corrompre par nos actes de piété, nos aumônes, ou nos belles prières.
Nous devons veiller à ne pas nous enfermer dans tour d’ivoire en affichant une autosatisfaction.

Finalement, sa venue dans le temple ne lui a été bénéfique en rien. Cet homme a perdu son temps, puisque son passage par le temple n’a pas changé l’opinion de Dieu à son sujet. D’ailleurs, il n’a pas semblé non plus qu’il ait désiré savoir ce que Dieu pensait de lui.

A quoi nous sert-il d’être chrétiens si ça ne nous rapproche pas de Dieu ?

Publié dans Edification

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