Caché à la vue de tous

Publié le par Pierre-Yves

Caché à la vue de tous

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler d’un récit insolite qui raconte comment Dieu a caché un enfant sous les yeux même de celui qui voulait sa mort.

Lisons ce texte de l’Exode, chapitre 2, les versets 8 à 10.

Il s'éleva sur l'Egypte un nouveau roi, qui n'avait point connu Joseph. Il dit à son peuple : Voilà les enfants d'Israël qui forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous. Allons ! Montrons-nous habiles à son égard; empêchons qu'il ne s'accroisse, et que, s'il survient une guerre, il ne se joigne à nos ennemis, pour nous combattre et sortir ensuite du pays.

Nous sommes dans une période de l’histoire biblique où l’Egypte est une très grande puissance politique et militaire. Le pays a également beaucoup prospéré sous le gouvernement de Joseph, fils de Jacob, qui avait selon ses conseils avisés, protégé le pays de la famine, et propulsé l’Egypte au rang de première puissance économique.

Les enfants d’Israël qui avait grandi au milieu du peuple Egyptien avait été peu à peu réduit en esclavage avec l’arrivée d’un nouveau roi qui n’avait pas connu Joseph.

Cependant, malgré les nombreux travaux dont on accablait le peuple, et la vie impossible que lui faisait mener les Egyptien, les hébreux ne cessaient de multiplier au point d’inquiéter sérieusement le pharaon.

Il entreprit alors de faire mourir tous les enfants mâles en les faisant jeter dans le Nil.

Vous pouvez supposer la détresse, et le désespoir du peuple Israélite, et surtout l’angoisse de chaque femme qui allait enfanter, à l’idée que son enfant soi un garçon, sachant le sort qui lui était réservé.

C’est à cette période difficile de l’histoire que Jokébed, une femme issue de la tribu de Lévi accoucha d’un garçon. Elle vit que l’enfant était beau, et elle n’avait aucune intention de le perdre, alors elle le cacha pendant trois mois.

Ne pouvant plus cacher cet enfant, elle le déposa dans une corbeille, qu’elle laissa voguer sur les bords du fleuve, tandis que Myriam, la sœur de l’enfant était chargée de suivre à distance la trajectoire de la corbeille sur le Nil.

En apercevant la corbeille au milieu des roseaux, la fille du Pharaon l’envoya chercher par l’une de ses servantes pour y découvrir un petit garçon. Myriam proposa alors d’aller chercher une nourrice parmi les femmes de Hébreux, et ramena sa mère qui fut rémunérer pour allaiter son propre fils. Devenu grand, le jeune enfant vu rendu à la princesse égyptienne qui l’éleva comme son fils et lui donna le nom de Moïse.

Dieu sauve l’enfant d’une mort certaine, et pour sa sécurité, il va le placé dans le palais même du roi d’Egypte. C’est une façon étrange de garder cet enfant en vie, le placer sous les yeux de son ennemi.

Dieu a une manière peu commode de faire les choses, il ne nous serait jamais venu à l’esprit un tel stratagème. Mais Dieu nous surprend par sa providence.

Malgré les ordres sévères du pharaon, cette femme a voulu garder son enfant, elle n’a pas cédé à la tentation de l’avortement pour ne pas que l’enfant soit jeté dans le fleuve.

Quand vous savez quel sera le destin de ce Moïse, vous comprendrez que c’est la providence de Dieu qui a organisée ce plan de sauvetage.

La loi de la logique humaine a été défiée une fois de plus, preuve que Dieu ne perd jamais le contrôle, même lorsqu’une situation semble désespérée.

Ne vous fiez pas à votre logique pour essayer de résoudre votre problème.

La situation vous dépasse, vous ne savez pas quoi faire. Pendant un certain temps, vous avez réussi peut-être à limiter les dégâts, mais le moment est sans doute venu de faire confiance à Dieu pour la suite des événements.

Par la prière, faites connaître à Dieu vos besoins, déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, et attendez-vous au miracle de la providence divine.

Parfois certaines situations demandent que l’on prenne de la distance, pour être les spectateurs de la gloire de Dieu.

Autre chose, Dieu décide de sauver Moïse en le mettant sous les yeux même du Pharaon.

Dieu nous met à l’abri au milieu des épreuves qui sont sensés nous détruire.

Si nous faisons confiance au créateur, les difficultés de la vie auront dans notre vie, l’effet inverse. Au lieu de nous perdre, et de nous détruire à petit feu, ils serviront à nous rendre plus fort, car c’est dans l’adversité que le croyant grandi.

Publié dans Les insolites

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