L'obligation de la dime

Publié le par Pierre-Yves

L'obligation de la dime

Vous avez observé comme moi-même aujourd’hui que la question de l’argent n’est plus un sujet tabou comme c’était le cas il y a quelques années dans les communautés chrétiennes. On parle ouvertement de dime, de dons, et d’ailleurs certains orateurs sont particulièrement doués pour en parler.

 

Nous allons d’aborder le sujet de la dime sous un aspect différent, en partant directement du principe que la dime est toujours d’actualité. Nous verrons  comment le mettre en application, fidèlement à la pensée biblique.

 

Une loi de l’ancienne alliance

Savez-vous que dans l’Ancien Testament, la dime était une loi au même titre que celle du sacrifice des animaux ?

Amos 4:4

Allez à Béthel, et péchez ! Allez à Guilgal, Et péchez davantage ! Offrez vos sacrifices chaque matin, Et vos dîmes tous les trois jours !

Partant de ce principe, nous devrions respecter toutes les autres lois de l’ancienne alliance, et non point faire le tri.

Pourquoi ceux qui défendent l’obligation de la dime ne se soumettent pas aux autres lois de l’Ancien Testament ?

Si la dime reste un principe valable pour la nouvelle alliance, elle doit l’être tout autant que les autres lois que Dieu a prescrite à Israël.

 

Je base ici mon argumentation sur le fait que les défenseurs de la dime prennent comme références bibliques, les textes de loi de l’Ancien Testament.

Pourquoi certaines choses seraient bonnes à prendre dans la loi et d’autres seraient à rejeter ?

J’en déduis qu’il y a une volonté délibérée de ces défenseurs de l’obligation de la dime, de choisir dans la loi ce qui les arrange.

 

Cependant, l’apôtre Jacques nous rappelle que le non-respect d’un seul commandement nous rend coupable de l’ensemble de la loi.

Jacques 2:10

Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous.

 

La dime de tous les revenus

D’après les écrits de l’Ancien Testament, la dime ne concernait pas l’argent directement, mais il était question des produits du travail de chacun.

2 Chroniques 31:6

De même, les enfants d'Israël et de Juda qui demeuraient dans les villes de Juda donnèrent la dîme du gros et du menu bétail, et la dîme des choses saintes qui étaient consacrées à l'Eternel, leur Dieu, et dont on fit plusieurs tas.

Néhémie 13:12

Alors tout Juda apporta dans les magasins la dîme du blé, du moût et de l'huile.

Deutéronome 14:22

Tu lèveras la dîme de tout ce que produira ta semence, de ce que rapportera ton champ chaque année.

 

Celui qui était cultivateur apportait un dixième des produits de la terre, tandis que celui qui était éleveur emmenait un dixième de son troupeau.

 

Pourquoi n’a-t-on mis l’accent que sur l’aspect financier ?

Mais je comprends que lorsqu'on a besoin de liquidité pour mener à bien des projets de grandes envergures, on ne va pas demander à un marin pécheur d’emmener du poisson à l’église, ou à un cultivateur d’emmener des légumes.

Je constate qu’il y a un besoin délibéré de maintenir les gens dans l’ignorance pour ne pas perdre le bénéfice d’un compte en banque bien garnit ?

 

La maison du trésor

Pour le juif de l’ancienne alliance, il n’y avait pas de doute concernant le lieu où l’on devait apporter la dime.

Malachie 3:10

Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison...

Cependant, avec la multiplicité des mouvements religieux, des communautés en tout genre, comment savoir où apporter sa dime ? A quoi correspond aujourd’hui la maison du trésor ?

Pour rester dans le contexte de ce passage, on ne peut pas prétendre mettre Dieu à l’épreuve si on donne sa dime n’importe où.

 

Il est normal de s’assurer que sa dime soit apportée dans un endroit approuvé par Dieu. Les Israélites faisaient bien souvent de très longues distances pour se rendre à la maison de l’Eternel. Il ne mettait pas leur dime n’importe où.

Pourquoi le croyant serait dispensé de faire un effort pour apporter sa dime à la maison du Seigneur aujourd’hui ?

Pourquoi recourir à une solution de facilité en prétextant que Dieu ne tient compte que de nos intentions et non de l’endroit où nous déposons ce qui est supposé servir à sa gloire ?

 

Si la dime est toujours d'actualité, alors, chaque croyant est responsable du lieu dans lequel il apporte sa dime, car Dieu n’est pas dans tous les systèmes religieux de ce monde.

Le roi Jéroboam avait placé un veau d’or à Bethel pour empêcher que le peuple ne monte à Jérusalem, le lieu où résidait le nom de Dieu. De même aujourd’hui, il y a des « ministères », des dénominations chrétiennes, et des communautés chrétiennes qui sont un piège pour le croyant afin qu'il n'adore pas Dieu seul.

Pour le juif de l'ancienne alliance la dime était un moyen pour adorer Dieu. Mais il me semble que les chrétiens d'aujourd'hui mettent leur dime dans le seul but d'être bénit en retour.

 

 

Publié dans La connaissance

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