La superstition

Publié le par Pierre-Yves

La superstition

J’aimerais vous parler aujourd’hui de la superstition. Ce n’est pas forcément un sujet abordé dans les églises chrétiennes, mais je m’aperçois qu’il y a un nombre insoupçonné de chrétiens qui sont superstitieux.

Je vais en premier lieu définir ce qu’est réellement la superstition.

C’est une croyance au surnaturel qui peut être motivé par la peur, l’ignorance ou tout simplement une image irréaliste de la vie.

Selon la définition du dictionnaire :

La superstition une forme élémentaire et particulière des sentiments religieux consistant dans la croyance à des présages tirés d'événements matériels fortuits (salière renversée, nombre treize, etc.). Attachement exclusif, exagéré ou non justifié, à quelque chose.

C’est bien souvent ce que je crains, ou encore ce à quoi je donne une plus grande place que Dieu qui peut devenir un objet de superstition.

Il faut savoir que la superstition entraine toutes sortes de pratiques occultes, comme la magie noire ou la magie blanche, mais encore la sorcellerie, le spiritisme…

Être superstitieux consiste à attribuer à une date, un objet, un lieu ou une personne, le pouvoir de porter malheur ou encore de porter chance.

C’est le cas par exemple du Vendredi 13 qui pour certains porte la poisse, tandis que pour d’autres il apporte le gros lot.

La superstition est une croyance plus ou moins forte qui bien souvent ne repose sur rien de concret mais les gens y croient.

Grand nombre de personnes ne cherchent pas à expliquer leur croyance, bien qu’elle soit sans raisons solides, elles y croient.

Les horoscopes et les prédictions basées sur l’astrologie sont de la superstition moderne.

Cette superstition trouve son origine dans la croyance des peuples antiques (Babyloniens et Grecs) qui voyaient dans les astres, des divinités qui déterminaient le destin de ceux qui naissaient au moment où ils dominaient la configuration du ciel.

D’ailleurs les planètes portent encore leurs noms : Mars, Saturne, Mercure, Jupiter, Vénus…

Beaucoup de personnes sont superstitieuses sans le savoir.

Dans l’Ancien Testament, les prescriptions de Lévitiques 19 v. 31 et de Deutéronome 18 v. 11 montrent que les Israélites n’étaient pas à l’abri de l’influence des nations païennes superstitieuses.

Les Israélites pensaient par exemple que l'arche de l'alliance leur porterait chance dans la guerre contre les Philistins. 1 Samuel 4. N'y a t-il pas des gens qui croient aujourd'hui que la bible va leur porter chance ?

Beaucoup de croyants aujourd'hui s'attachent à des rituels en pensant que cela sera un bon présage.

Celui qui donne la dîme dans l'intention d'être béni financièrement en retour, celui qui pense qu'en laissant sa bible ouverte cela lui sera favorable, celui qui pense qu'en disant des litanies il sera entendu. La liste est encore longue.

Dans le Nouveau Testament, le mot grec « deisidaimonia » a donné le mot religieux ou religion au lieu de superstitieux ou superstition dans plusieurs de nos versions françaises de la bible. Vous avez par exemple dans Actes 17 v. 22, Paul qui se trouve à Athènes et qui s’adresse à ses habitants en disant qu’ils sont extrêmement religieux.

Tandis que « la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. » (Romains 10:17), la superstition, au contraire, consiste à agir sur le produit de l’imagination humaine, qui crée tout un rituel de règle et de recettes. La foi se trouve alors réduite à une technique ayant une valeur et une puissance en elle-même.

A de nombreuses reprises, la Bible souligne la différence entre la foi et la superstition. Ex Moïse et les magiciens.

Comme je l’ai dit plus haut, à la base de la superstition on trouve la peur.

Le monde dans lequel nous vivons est en proie à toutes sortes de peurs : la peur de la mort, de l’inconnu, de l’au-delà, et de bien d’autres peurs.

Au lieu de placer sa confiance en Dieu, l’homme cherche des garanties, il essaie d’avoir prise sur les éléments qu’il redoute, et qu’il cherche à contrôler.

Mais ces garanties n’étant pas toujours suffisantes, l’homme cherche de nouvelles et cela devient un engrenage qui conduit à la soumission et à l’esclavage du doute, de la peur, des idoles, des fétiches, et des reliques…

Le diable dans sa volonté d’asservir les hommes va alimenter les peurs avec toutes sortes de mensonges.

Passer sous une échelle, briser un miroir, ouvrir un parapluie à l’intérieur, croiser un chat noir sont des mauvais présages.

La vérité libère

Dans Jean 8 v. 32, 36, nous lisons :

« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres ».

D'où la nécessité de l'enseignement. Vous serez surpris de savoir la quantité de choses que nous pratiquons au quotidien innocemment, et qui pourtant sont abominable pour le Seigneur.

Mais comment savoir, si on se contente de médiocrité, et en faisant de sa vie chrétienne un simple devoir religieux.

La superstition est une foi parfois démesurée dans des croyances populaires, ce n’est plus Dieu qui agit, c’est la vertu du rituel, du geste, de la parole ou de l’objet.

D’ailleurs aux chrétiens tentés par les craintes superstitieuses Paul dit :

« Il (Jésus) a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. » (Colossiens 2:15)

Continuer à les redouter, c’est donc nier la seigneurie de Christ, rabaisser l’œuvre du calvaire, oublié que nous sommes cachés en Christ.

Publié dans Coutumes et traditions

Commenter cet article