Le harem de Salomon

Publié le par Pierre-Yves

Le harem de Salomon

Nous vivons dans une culture occidentale ou l’amour libre, l’adultère et le concubinage sont monnaie courante. Certaines personnes sont réputées pour leur nature volage, et la fidélité est un concept démodé. D’ailleurs l’appellation de « coq du village » est davantage un compliment qu’un défaut.

Cependant, dans la société Israélite, il y a des notions et des principes qui sont importantes et qui font parties intégrantes de la culture juive.

Et la fidélité est l’un de ces principes.

La polygamie n'était pas interdite à l’époque biblique, mais tout de même elle était mal vécue.

Très tôt dans l’histoire de l’humanité, on voit Lemec le fils de Caïn prendre deux femmes, c’était le cas de Jacob, et même d’Elkana.

Cependant, la loi juive était formelle sur l’interdiction de convoiter la femme de son prochain, ou encore d’être infidèle.

L’infidélité était considérée comme un crime, et elle était sévèrement punie par la loi mosaïque. Le châtiment encouru était la mise à mort par lapidation, c’est dire que pour Dieu, il était important de respecter le mariage.

Compte tenu de tout cela, ma curiosité s’est portée sur Salomon dont la palme d’or lui revient pour avoir épousé plus de 700 femmes, et pour avoir eu 300 concubines, ce qui fait un total de 1000 femmes. Il pouvait disposer d’une femme différente dans son lit chaque soir, pendant trois ans, avant de revoir la première.

On peut supposer comme cela se faisait à l’époque, qu’il y avait des mariages politiques, dans l’intention de faire alliance avec des chefs d’Etats voisins. Mais la bible souligne malgré tout que Salomon aima beaucoup de femmes étrangères, et c’est sans doute dans le but de plaire à ces femmes que son cœur s’est incliné vers les dieux étrangers et qu’il s’est livré à l’idolâtrie. Il a fait ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, et n’a pas suivi les traces de David son père.

La bible mettait déjà en garde les futurs rois d’Israël dans le livre de Deutéronome au chapitre 17, verset 17, de la tentation d’avoir un trop grand nombre de femmes.

Certains interprètes de la bible voient dans le chiffre 1000 un chiffre symbolique qui signifie une très grande quantité.

Si effectivement l’auteur du livre des Rois a utilisé ce chiffre impressionnant pour obtenir l’attention de ses lecteurs, je crois que c’est chose faite.

Quelle leçon nous pouvons tirer de cette vie de débauche ?

Selon le livre de l’Ecclésiaste, Salomon a livré son cœur au plaisir et à la joie, il a goûté de tout.

Il s’est adonné au vin, il s’est lancé dans de grandes constructions, il a possédé de nombreux serviteurs et servantes, des troupeaux de gros et petits bétails, il a amassé de l’argent de l’or, il s’est procuré de nombreuses femmes et concubines, il n’a rien refusé à ses yeux et il n’a pas privé son cœur.

Mais son verdict est sans appel, tout est vanité. Cela ne mène à rien.

Dieu a laissé traces de toutes les folies du roi Salomon pour que cela nous serve d’exemple.

S’amuser, prendre du plaisir, mais après. Pour ce qui concerne Salomon, les nombreuses femmes et concubines qu’il avait ont été pour sa perte, il s’est détourné de Dieu pour s’attacher aux idoles.

On a tendance à regarder aux avantages immédiats que la chair tire des plaisirs et des passions, mais pour quel résultat.

Que sert à l’homme de gagner le monde s’il doit perdre son âme.

Asaph nous apprend dans le psaume 73 à ne point regarder à la vie présente, mais à se propulser dans l’avenir.

Il enviait le méchant qui pouvait faire tout ce qui lui plaisait et qui semblait être épargné par les malheurs de la vie. Mais il a eu une révélation sur le sort final du méchant.

Il vaut mieux se priver aujourd’hui de certains plaisirs de la vie pour s’assurer une place dans l’éternité au côté du Seigneur.

Publié dans Les insolites

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