Vous êtes aimé

Publié le par Pierre-Yves

Vous êtes aimé

Votre vie vous semble insupportable, vous êtes malheureux, et vous voulez en finir. Personne ne vous a demandé votre avis, vous êtes né sans l’avoir désiré, et vous devez mener une existence misérable. Seul, isolé, vous ressentez un grand vide affectif, et vous n’avez personne qui tienne vraiment à vous.

Brimades, harcèlement moral, insultes, mépris ou humiliations, vous avez marre d’être la risée de tous. La coupe déborde, et vous êtes au bord de l’explosion.

Tourmenté, asphyxié, vous vous sentez désespérément seul et abandonné de tous.

Vous ne songez qu’à une chose, mettre un terme à cette vie misérable. La mort vous semble préférable à la vie, c’est la solution en tout cas que vous envisagez sérieusement. Vous réfléchissez au moyen d’en finir, et de laisser ce monde dans lequel vous n’êtes pas le bienvenu, et qui de votre point de vu serait meilleur sans vous.

Vous avez certainement de très bonnes raisons de vouloir en finir. Votre souffrance est réelle et je n’essaierai pas de vous dissuader du contraire. Seulement, j’aimerais juste vous parler de quelqu’un qui est en mesure de vous comprendre, quelqu’un qui a ressenti tout ce que vous pouvez ressentir aujourd’hui. Quelqu’un pour qui vous avez du prix, et qui a fait le choix de mourir pour que vous n’ayez pas à le faire aujourd’hui.

Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée, il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer les regards. Et son aspect n’avait rien pour plaire.

Méprisé et abandonné des hommes. Homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage. Nous l’avons dédaigné, et nous n’avons fait de lui aucun cas.

Il n’était pas lui non plus le bienvenu dans un monde qui ne l’a point accepté. Il est né dans un endroit misérable, et bébé déjà, on voulait le faire mourir.

Pendant toute sa vie, des gens se sont levés contre lui, et ont cherché par tous les moyens à le piéger pour pouvoir l’accuser, et le faire mourir. Malgré tout l’amour qu’il pouvait manifester autour de lui, cela n’a pas pesé dans la balance en sa faveur. Les hommes religieux l’ont accusé faussement pour le présenter devant un tribunal, et malgré son innocence, il est mort injustement.

Mais ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé, et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié.

Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Il a pris la place du misérable, du mal aimé, du rejeté, ou encore du méprisé pour mourir sur l’infâme bois du Calvaire. Il a mis un terme à sa propre vie pour que la vôtre puisse se poursuivre jusque dans l’éternité. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle.

Jésus s’est identifié à nous dans la mort pour que nous puissions nous identifier à lui dans la résurrection et la vie.

Publié dans Le salut

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