L'hospitalité

Publié le par Pierre-Yves

L'hospitalité

Nous sommes dans l’orient ancien, Abraham est assis à l’entrée de sa tente. Soudain, il lève les yeux et aperçoit trois hommes qui s’approchent. Le patriarche court au-devant d’eux, leur fait apporter de l’eau pour leur laver les pieds. Il les invite à se reposer à l’ombre d’un arbre, tandis qu’il court rapidement à son troupeau pour prendre un veau qu’il fait cuire par l’un de ses serviteurs. Il demande ensuite à sa femme Sara de faire des petits gâteaux pour offrir à ses invités. Genèse 18 v. 1 à 8

 

Au chapitre suivant, c’est Lot qui insiste auprès de deux hommes pour que ceux-ci passent la nuit dans sa maison.

Son hospitalité ne se limitait pas seulement à leur offrir un toit sur la tête, mais il leur fit également un festin.

Et il ira jusqu’à offrir ses deux filles pour protéger les deux hommes qui étaient désormais sous sa responsabilité. Genèse 19 v. 1 à 8

Nous autres occidentaux, sommes outrés devant une telle attitude du patriarche, mais à cette époque, l’hospitalité était un devoir sacré.

Il était alors d’usage d’accueillir, de nourrir, de loger, et même de protéger tout étranger qui venait à s’arrêter aux abords de sa maison.

 

Pour avoir exercé l’hospitalité, quelques-uns ont logés des anges (Hébreux 13 v. 12). C’était d’ailleurs l’expérience d’Abraham et de Lot.

Plus tard, la loi de Moïse va recommander de traiter avec égards les étrangers (Lévitique 19 v. 34).

 

Malheureusement, c’est une politesse qui se perd dans une société de plus en plus portée sur l’égoïsme. 2 Timothée 3 v. 1

Nous avons aujourd’hui toutes les bonnes raisons de ne pas être hospitalier envers notre prochain. Ce que nous entendons dans les nouvelles et voyons à la télévision nous incite bien au contraire à l’indifférence, et à la méfiance.

C’était déjà le cas du mauvais riche qui a fermé son cœur et sa maison au pauvre Lazare qui ne demandait qu’à se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche. Luc 16 v. 19 à 21

Le Seigneur nous enseigne dans le livre de Luc 14 v. 12 à 14, ce que doit être l’hospitalité chrétienne.

Il ne s’agit pas d’ouvrir sa porte à ceux qui peuvent à leur tour nous rendre la pareille, mais l’hospitalité doit s’exercer en premier lieu envers ceux qui sont dans le besoin.

C’est un devoir, et non une option de la vie chrétienne, il suggère l’amour des étrangers.

 

Une merveilleuse promesse est attachée à l’exercice de l’hospitalité. Matthieu 10 v. 40 à 42

Accueillir son frère, c’est manifester l’hospitalité envers le Christ, et de plus en recevant un homme de Dieu pour sa qualité de « prophète », une récompense de prophète.

Nous avons de bonnes raisons finalement de ne pas suivre le courant de ce monde en fermant notre cœur par crainte de préjudice.

 

 

Publié dans Katchil 1

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