La couverture spirituelle

Publié le par Pierre-Yves

La couverture spirituelle

Une fausse doctrine

J’aimerais vous parler d’une doctrine contraire à la vérité biblique, et qui est pourtant très largement répandue dans les milieux protestants.

Selon cette doctrine, tout croyant doit obligatoirement se soumettre à une autorité spirituelle pour garantir sa protection, et son salut. Cette autorité peut être un pasteur, un ancien, une communauté chrétienne ou une quelconque organisation religieuse.

Bien entendu, ce n’est pas dans des termes clairs que cette fausse doctrine de la couverture spirituelle est présentée.

 

La couverture spirituelle existe bel et bien dans les écritures, mais selon la parole inspirée, seul Christ peut assurer notre couverture spirituelle.

Cependant, les hommes religieux se sont approprié une fonction qui est réservée exclusivement à notre Seigneur Jésus-Christ. Ils se sont élevés au-dessus du reste du peuple, en s’autoproclamant souverains sacrificateurs dans leurs agissements.

Le danger d’une telle doctrine est largement visible dans certains mouvements religieux.

On encourage, ou carrément on exige une soumission totale du croyant, car selon ceux qui véhiculent cette absurdité, Dieu leur aurait donné le plein pouvoir sur les simples croyants.

 

Le danger

Et il en résulte toutes sortes d’abus. Abus de pouvoir, abus sexuels, manipulations, non-respect des lois, faux évangiles, et pressions de plus en plus forte.

 

Plusieurs communautés chrétiennes ont mis en place un système hiérarchique semblable à celui du monde. Un système, où on étouffe la liberté du croyant sous prétexte de le protéger.

Cette pratique, innocente au départ, a dégénéré, et les responsables religieux cherchent à contrôler les détails les plus intimes de la vie du croyant. Et cela va très loin.

De nombreux croyants sont sortis brisés de ces communautés, ils sont devenus méfiants à l’égard de toute autorité. Ils ont perdus toute confiance en Dieu. Il leur est difficile de se débarrasser de cette fausse image qu’on leur a laissée du Seigneur.
Plusieurs ont été humiliés en public, leurs faiblesses ont été exposées et ils ont été menacés d’être chasser hors de la communauté.


Je ne veux pas remettre ici en question la discipline qui doit être exercé dans l’église, loin de là. Mais dans un système abusif comme la plupart des systèmes religieux aujourd’hui, c’est la peur d’être humilié en public, la peur d’être soumis à la honte, qui motive la fidélité de certains croyants. On vous humilie parce que vous posez trop de questions, parce que vous désobéissez aux règles, ou encore parce que vous êtes en désaccord avec l’autorité.
 

Le monopole religieux

Tout croyant qui n’est pas chapoté par une dénomination, est considéré comme dangereux, sa foi n’est pas authentique tant qu’il n’adhère pas à un système quelconque.

J’en ai d’ailleurs fait la triste expérience à un moment de ma vie chrétienne, les structures chrétiennes existantes ne vous accordent aucun crédit. Les portes vous claquent au nez, et vous êtes considéré comme une brebis galeuse. J’ai vu toutes les difficultés auxquelles on peut se heurter quand on refuse de se soumettre à une quelconque entité religieuse.


Il arrive encore aujourd’hui qu’on me pose la question : A quelle église vous appartenez ? Qui est votre pasteur ? Qui vous recommande ? Qui vous envoie ?
Matthieu 21 verset 23.
Jésus se rendit dans le temple, et, pendant qu'il enseignait, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent lui dire : Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t'a donné cette autorité ?
Le Seigneur lui-même a été confronté à ce genre de problème avec les hommes religieux de son époque.

En effet, ils étaient considérés comme les conducteurs spirituels attitrés. Toute activité religieuse devait passer par eux, et il était hors de question que Jésus leur fasse de l’ombre. De qui avait-il reçu l’autorisation pour enseigner ? Par quelle autorité faisait-il ces choses ? Quel gouvernement l’avait donné le pouvoir de parler comme il le faisait ?
Comme les scribes et les pharisiens de l’époque biblique, il y a de nombreux hommes de Dieu qui veulent garder le monopole de l’autorité dans le culte. Ils veulent tout garder sous leur contrôle.
 

Notre responsabilité

Parfois, cette fausse doctrine vous est présentée innocemment, comme un projet d’aider le nouveau convertit en plaçant à ses côtés un chrétien plus expérimenté pour l’encourager dans sa marche.
 

Il est plus que nécessaire que le chrétien examine de plus près sous quel genre d’autorité il accepte de se soumettre.

Le joug du Seigneur est doux, son fardeau léger (Matthieu 11 v. 28), il ne nous impose pas des d’autres contraintes que celles-ci : Actes 15 v. 19 - 20

C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang.

 

L’idée qu’un homme ou une dénomination puisse être la couverture spirituelle est en contradiction avec la parole de Dieu. Seul Jésus peut nous couvrir pour nous protéger
Ne vous confiez pas aux grands, aux fils de l’homme, qui ne peuvent sauver. Leur souffle s’en va, ils rentrent dans la terre, et ce même jour leurs desseins périssent. Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob, qui met son espoir en l’Éternel, son Dieu. Psaume 146 v. 3 à 5.
Le croyant doit se soumettre à celui qui a payé le prix de sa rédemption, à savoir le Seigneur Jésus.
La soumission dont nous sommes redevables à l’égard des anciens est respectueuse. Il faut garder à l’esprit que la soumission biblique ne crée jamais de servitude, d’effacement ou de perte de personnalité. La soumission biblique ne signifie pas qu’il faille se laisser contrôler ou diriger.

Cette doctrine répand le doute sur la capacité divine de Dieu de prendre soin de ses enfants.

Publié dans La connaissance

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