L'évangile de facilité

Publié le par Pierre-Yves

L'évangile de facilité

Un autre aspect de la séduction religieuse, c’est la prédication d’un évangile contrefait qui n’a que l’apparence de la vérité.

On vous parle d’un « bon dieu » tolérant qui passe à vos moindres caprices, et qui répond à toutes vos envies. C’est un évangile facile, et sans contrainte qui garde une forme de piété, mais qui renie ce qui en fait la force. 2 Timothée 3:5
C’est le genre de prédication qui plait, car le « Jésus » qu’il proclame ne demande aucun renoncement, si ce n’est provisoirement une partie de notre argent, car le succès et la réussite financière sont garantis.

Cet évangile que l’on appelle aussi l’évangile « de la santé et de la richesse », « l’évangile de la prospérité », « la parole de foi » ou encore « la théologie de la confession positive » prône que Dieu souhaite que les chrétiens soient en bonne santé, riches et heureux. L’argent et les biens matériels deviennent des objectifs à atteindre, étant les signes de la bénédiction du Seigneur.
En apparence, ces arguments paraissent convaincants. Et même, ils séduisent beaucoup de chrétiens.

L'Evangile de la prospérité vient des courants pentecôtistes américains, et met sur le même plan, la grâce de Dieu et richesse matérielle.
Pourtant, « L’amour de l’argent est en effet la racine de tous les maux. En s’y livrant, certains se sont égarés loin de la foi et se sont infligé eux-mêmes bien des tourments ». 1 Timothée 6 v. 10
Jésus nous a avertis : « Gardez-vous avec soin de toute soif de posséder, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, même s’il est dans l’abondance ». Luc 12.15

L’évangile de prospérité impose le concept de la dîme aux croyants, et les prédications dominicales font régulièrement appel à textes bibliques tels que Proverbes 3 v. 7-10 et Malachie 3 v. 8-10.

De tels ministères font certainement référence à l’église de Laodicée, celle qui déclare : « Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien ». Apocalypse 3 v. 17

Les prédicateurs de l’évangile de la prospérité, sont en réalité des faux prophètes qui ont pris la place des vendeurs dans le temple. Ils vendent de tout.
Ils savent comment flatter la chair sous toutes ses formes, cupidité, orgueil, paresse, vanité, l’orgueil, la cupidité, la vanité, la paresse, l’envie…

La séduction opère par l’art et la manière pour ces manipulateurs, de préparer des sermons qui chatouillent agréablement les oreilles, d’attirer l’attention sur eux, et de vendre toutes sortes de produits dérivés de leurs prétendus « ministères ». Livres, CD, T-Shirt, huiles bénites, ou linges magiques.

Certains croyants sont persuadés que tout ira bien pour ceux qui font l'œuvre de Dieu et qui vivent selon Sa volonté, mais ce n’est pas ce que nous enseigne la parole de Dieu. Beaucoup de chrétiens ont été pauvres, et plusieurs des disciples du Christ ont été persécutés, tués, tandis que d’autres ont expérimenté des tragédies, le deuil, ou la maladie.

A bien des reprises, les théologiens de cette doctrine de la prospérité, font référence à des visions ou des révélations particulières, ou encore à des expériences personnelles qui deviennent des normes pour soutenir leur enseignement.

Le mal est présenté sous des traits inoffensifs, et il est changé en bien. C’est ce qui fait l’efficacité de cette doctrine enrobée de sucre qui est plus facile à avaler.
Il est bien plus facile en effet, de croire à la prospérité, que d’accepter de se charger de sa croix. Il est plus facile de suivre ses propres voies, plutôt que de s’engager sur le chemin du renoncement en disant à Dieu : « Que ta volonté soit faite ! ».

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