Le culte du corps

Publié le par Pierre-Yves

Le culte du corps

Avoir un joli corps, c'est de l'entretien ! La beauté est un travail de tous les jours.
Bain, gommages, crèmes hydratantes, lotions, huiles, laits démaquillants, nous consacrons souvent beaucoup de notre temps aux soins de notre corps.
Manucures, pédicures, soins minceurs, massages, conseils beautés, et bien d’autres prestations sont désormais à la disposition de tous.
A la recherche du régime alimentaire idéal, les gens s’imposent une discipline stricte, et « bien se nourrir » est devenu une obsession qui frise la paranoïa, c’est l’orthorexie.
Accrocs au sport, à la musculature, on se surveille en permanence, pour correspondre aux normes et aux standards de la beauté.
Le culte du corps parfait est depuis quelques années un phénomène de société, qui trouve sa source dans la religion du « paraître ».

Nous ne parlerons pas cependant de la beauté, mais poursuivons notre étude sur le corps humain.
La bible utilise parfois un autre terme pour désigner le corps, c’est le mot « chair ». Philippiens 1 v. 24
Mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair.

Toutefois, la parole de Dieu fait une distinction entre le corps humain, et celui des animaux. 1 Corinthiens 15 v. 39.
Toute chair n’est pas la même chair ; mais autre est celle des hommes, autre la chair des bêtes.

La chair est l’enveloppe charnelle de l’être humain, la « tente » dans laquelle nous habitons. 2 Pierre 1 v. 13
Et je regarde comme un devoir, aussi longtemps que je suis dans cette tente, de vous tenir en éveil par des avertissements.

Le corps met en évidence les limites de la condition humaine, ainsi que sa vulnérabilité, et son caractère éphémère. 1 Pierre 1 v. 24
Car Toute chair est comme l'herbe, Et toute sa gloire comme la fleur de l'herbe. L'herbe sèche, et la fleur tombe.

La fragilité du corps humain vient de la matière dans laquelle l’homme a été façonné. Nous sommes des êtres faits de particules de poussières.
L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. Genèse 2 v. 7
C’est avec beaucoup de délicatesse et de soin, que Dieu prend le temps de nous former de ses propres mains, contrairement au reste de la création qui a été appelé à l’existence par le pouvoir de sa parole.
Ce geste précautionneux du créateur confirme la fragilité du corps humain.

Ainsi, notre corps est une enveloppe éphémère qui a été façonné dans un matériau de piètre valeur. Genèse 3 v. 19
Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière.
Le corps est issu de la terre, mais c’est également sa destination finale. Dieu a pris beaucoup de soin pour nous former un corps qui relègue l’ordinateur à l’âge de pierre, pourtant ce corps est destiné à retourner dans la poussière.


Notre corps est au centre de nos préoccupations, car la société exige de lui qu’il soit parfait. La mode que nous suivons, obéit à des règles strictes, et à des codes, et pour être tendance, nous faisons plier notre corps à une batterie de normes qui lui sont imposées.
Nous apportons beaucoup de soins à notre corps, et respectons une hygiène de vie parfois assez rigoureuse, mais c’est bien souvent au détriment de notre moi profond.

Car en réalité, l’être humain est tripartite, il est à la fois corps, âme et esprit.
Que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé sans reproche à l’avènement de notre Seigneur Jésus–Christ ! 1 Thessaloniciens 5. 23

Le corps est une enveloppe terrestre dont l’espérance de vie est variable mais de courte durée. Psaume 90 v. 10
Les jours de nos années s'élèvent à soixante-dix ans, et, pour les plus robustes, à quatre-vingts ans ; et l'orgueil qu'ils en tirent n'est que peine et misère, car il passe vite, et nous nous envolons.
La mort est un passage obligé que nous allons tous tôt ou tard emprunter, mais il est essentiel de s’y préparer car la mort n’est pas la fin de tout. Hébreux 9 v. 27
Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement.

Publié dans La connaissance

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